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Journées
d'études co-organisées par :
L'équipe d'accueil de
philosophie de l'Université
Marc Bloch de Strasbourg
et le Parlement des
philosophes
Comment s’interroger
aujourd’hui sur la notion de
communauté ? Comment est-il
encore possible de se fier à
la persistance de cette
notion dans la question du
politique, après avoir
assisté dans l’histoire du
dernier siècle à ses
associations dangereuses
avec les mythes et les
idéologies les plus violents.
C’est précisément en s’opposant
frontalement à de tels
extrêmes politiques que la
philosophie peut reformuler
l’enjeu propre de cette
notion : est-il possible
d’en reconsidérer le sens
sans courir le risque de
paraître donner, dans ce
geste même, au terme «
communauté » une
signification à nouveau
surchargée, qui en
reproduirait les dangers
totalitaires ? Dans quelle
mesure, ainsi, est-il
possible de retenir la force
du désir qui a toujours
accompagné les idéaux
communautaires sans qu'aussitôt
ce désir ne se traduise dans
la violence d’un remplissage
de sens, de valeur ou de
vérité ?
Ainsi, on ne saurait faire
référence à la notion de
communauté qu’à partir d’une
considération critique/déconstructrice
de toute l’histoire des
tentatives lui assignant un
sens plein, réussi et donc
absolu. L’enjeu n’est pas
tant de s’engager dans une
recherche qui permettrait de
lui redonner un supposé sens
perdu, mais il consiste bel
et bien à entendre l’impossible
achèvement de sa
signification comme son sens
« propre » et, par
conséquent, à associer son
histoire à l’histoire d’une
ruine tragique et
inéluctable.
Une réflexion autour de la
notion de communauté oblige
donc à reconsidérer la
racine de cette
inéluctabilité. S’agit-il
d’une impossibilité
constitutive, due à la
densité de son préfixe « cum
» (avec) ? Ou bien le « cum
», en tant qu’ouverture de
l’être-ensemble, peut-il
encore s’offrir comme le
support d’une véritable
déconstruction de l’espace
politique ? En d’autres
termes, est-il possible d’entendre
la fraternité que la notion
de communauté suppose au
fond de tout rapport
autrement que comme
familiarité/amitié, et
au-delà de toute
reconnaissance identitaire ?
Programme des journées
Jeudi 4 mai 2006
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20h
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Communauté ou
altérité ?
Jean-Luc Nancy (Strasbourg),
Gérard Bensussan (Strasbourg)
La notion de
communauté, ne
risque-t-elle d’exproprier
la notion d’altérité
de sa spécificité ?
L’autre, pensé comme
complémentarité
radicale du moi, ne
constitue-t-il pas
déjà l’effondrement
de toute forme de
partage ? Comment
résoudre l’aporie
dans cet effort d’articulation
entre éthique et
politique ? |
Vendredi 5 mai 2006
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9h30
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Jérôme Lèbre
(Valence)
Combien
sommes-nous ?
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10h30 |
Aïcha Liviana
Messina (Strasbourg)
et Andrea Potestà (Strasbourg)
Le partage du
désir
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11h30 |
Emilio Raimondi
(Strasbourg)
Le commun comme
déconstruction de la
communauté : une
nuit athénienne
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14h30 |
Boyan Manchev
(Sofia/Paris)
La métamorphose.
Communauté et
ontologie modale
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15h30 |
Caterina Resta
(Messine)
Partager le
secret
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16h30 |
Fréderic Neyrat
(Paris)
Les collectifs
asymétriques de la
terre (communautés,
multitudes et
collectifs)
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20h |
Identités/communautés
Frédéric Neyrat,
Boyan Manchev, Jacob
Rogozinski
Y a-t-il une
communauté sans
identification ?
Comment la notion de
communauté se
démarque-t-elle du
danger d’une
reconnaissance
identitaire, d’une
appartenance sous la
forme d’une
communauté d’égaux
ou de frères ? « Se
reconnaître » ou «
s’associer » ne
porte-t-il pas avec
soi l’idée d’une
unité qui serait
déjà la négation de
la pluralité au sein
d’une collectivité
fusionnelle ? |
Samedi 6 mai 2006
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10h30
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Marie-Eve Morin
(Winnipeg)
La déconstruction
de la fraternité ou
l'interruption du
mythe
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11h30 |
Simone Regazzoni
(Gênes)
La communauté
anachorétique
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14h30 |
Jacob Rogozinski
(Strasbourg)
Le restant de la
communauté
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15h30 |
Michel Vanni (Lausanne)
La communauté en
réponses
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16h30 |
Federico Leoni (Milan)
La communauté du
rire |
Lieux
Les rencontres se
dérouleront dans la salle
Ponnelle au Grenier d'Abondance
à côté de l'Opéra National
du Rhin
(Place du Petit-Broglie
67000 Strasbourg Cedex)
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