
Programme des
journées :
1/
Jeudi 9 Octobre 2008
« L’identité du vivant
manipulé : individu, personne, société,
nature. »
8h30 – 9h00 : Ouverture
générale du colloque et allocution
d’ouverture assurée par M. Alain Beretz
(Président de l’Université Louis
Pasteur) et M. Bernard Michon (Président
de l’Université Marc Bloch).
9h00 – 10h00 : François
Steudler (Strasbourg 2, sociologie),
« Enjeux et débats autour des
biotechnologies : aspects
sociologiques. »
10h00 – 11h00 : Catherine
Baudoin (INRA et Paris 1, agronomie et
philosophie),
« Respecter la dignité des plantes ? Cas
des plantes transgéniques. »
11h00 – 11h30 : Pause
11h30 - 12h30 : Raphaël
Larrère (INRA, agronomie),
« Quelle réflexion
éthique au sujet du clonage des
mammifères ? »
12h30 – 14h00 : repas
14h00 - 15h00 : Catherine
Larrère (Paris 1, philosophie),
« Les
Biotechnologies : la fin du naturel ? »
15h00 - 16h00 : Bernard
Andrieu (UHP Nancy Université,
épistémologie et philosophie),
« L’usage des hybrides : quelle
ontologie pour quelle éthique ? »
16h00 – 16h30 : pause
16h30 - 17h30 :
Thomas Droulez (Strasbourg 2,
philosophie),
« Comment rester maître de soi quand
"je"semble devenir un autre ? Le
développement biologique d’un sujet
conscient autonome, et la manipulation
de l’individualité somatique et de
l’intimité neuropsychologique. »
17h30 – 18h30 : André
Pichot (CNRS, épistémologie),
« Problèmes éthiques ou problèmes
techniques ? » (Sous réserve)
2/
Vendredi 10 Octobre 2008
« Quel choix de société
pour quelle humanité? »
9h00 - 10h00 : Corine
Pelluchon (Université de Poitiers,
philosophie),
« Biotechnologies et démocratie : de la
critique de la république procédurale à
la redéfinition des valeurs phares d’une
communauté politique. »
10h00 - 11h00 : Gaëlle
Le Dref (Strasbourg 2, philosophie),
« Les
biotechnologies : enjeux et dangers
d’une éthique évolutionniste
post-humaniste. »
11h00 - 11h30 : pause
11h30 - 12h30 : Bernhard
H.F. Taureck (Université de
Braunschweig, philosophie),
« Bioéthique, scepticisme
éthique et dignité de l’homme. »
12h30 -14h00 : repas
14h00 - 15h00 : Jacques
Testart (INSERM, biologiste et
essayiste).
« Le nouvel eugénisme : trier l’humanité
dans l’œuf. »
15h00 - 16h00 : Israël
Nisand
(Hôpitaux universitaires de Strasbourg,
Strasbourg 1, professeur en médecine,
gynécologue).
« Malaise dans la procréation : les
avatars d’une illusion de maîtrise. »
16h00 - 16h30 : pause
16h30 - 17h30 : Jean
Biehler (Strasbourg 1, IRIST,
bioéthique).
« Temps et éthique, à partir de la
pratique des interruptions médicales de
grossesse. »
18h15 - 19h30 : Table
ronde à la Librairie Kléber :
« Embryons sous surveillance » :
dialogue entre Jacques Testart, Israël
Nisand, Jean Biehler et Nicolas Journet
(journaliste, auteur de Génétiquement
incorrect).
3/
Samedi 11 Octobre 2008
« Persister dans son être
face aux biotechnologies. »
9h00 - 10h00 : Alain
Séguy-Duclot (Université de Tours,
philosophie),
« Biologie, éthique et ontologie. »
10h00 – 11h00 : Daniela
Cerqui (Université de Lausanne,
anthropologie),
« Des technologies qui
convergent…vers une définition
cybernétique de l’humain. »
11h00 - 11h30 : pause
11h30 - 12h30 : Denis
Viennet (Paris 8, philosophie),
« Entre pathologies du temps et
éthique :
réflexions à partir des enjeux
technoscientifiques contemporains. »
12h30 – 14h00 : repas
14h00 - 15h00 : Karsten
Lehmkühler (Strasbourg 2, théologie),
« L’homme
doit-il se " soumettre " sa propre
nature ? Regard théologique sur les "
anthropotechniques ". »
15h00 - 16h00 :
Jean-Christophe Weber (Hôpitaux
universitaires de Strasbourg, IRIST,
Strasbourg 1 médecine interne et éthique
médicale),
« Des biotechnologies à la pratique
clinique : innovations et dommages
collatéraux. »
16h00 - 16h30 : pause
16h30 - 17h30 : Anne
Danion-Grilliat (Hôpitaux universitaires
de Strasbourg, IRIST, Strasbourg 1,
professeur en médecine, psychiatre),
« La
représentation de l’organe greffé :
pièce mécanique ou organe vivant ? »
17h30 : clôture des
journées d’études.
Résumé :
Ces
trois journées d’études
sont organisées
conjointement par le Parlement des
philosophes, l’équipe d’accueil de
philosophie 2326 (UMB) et l’Institut
de Recherches Interdisciplinaires sur
les Sciences et la Technologie
(ULP). Elles
ont pour objectif de chercher à
comprendre les usages spécifiques que
les biotechnologies font ou pourraient
faire du vivant. Or, comprendre un usage
qui fait naître de nouvelles
possibilités ne consiste pas simplement
à prendre acte d’un développement
technologique rendant possible cet
usage, c’est aussi et surtout chercher
à décrypter, en amont, quels sont les
présupposés théoriques et les
représentations idéologiques qui sont en
jeu dans l’interprétation et la
proposition de cet usage technique, et
chercher à évaluer, en aval, quelles
sont les implications éthiques,
sociétales et existentielles d’un tel
usage.
Un
des partis pris de ces journées est
d’avoir considéré que se trouve définie
comme biotechnologie toute technique à
visée industrielle ou thérapeutique,
directe ou indirecte, qui a recours à un
savoir scientifique appliqué à la
modification, à l’exploitation et à la
maîtrise artificielles de processus
physiologiques inhérents aux organismes
vivants. Ces savoirs ou techniques
englobent notamment la biologie
moléculaire, la génomique, la
manipulation de l’embryon lors de
l’ontogenèse, les diverses techniques
d’imagerie exploratoire informatisée
(invasives ou non) du corps et du
cerveau, les techniques d’hybridation
bionique de l’organique et de
l’électronique, et même une partie des
nanotechnologies.
Il nous a paru intéressant de nous
poser les questions suivantes : En quoi
les biotechnologies modifient-elles
notre rapport au monde, à la nature ou à
la société ? Loin de tout obscurantisme
technophobe et en admettant que la
technique est une seconde nature chez
l’être humain, ne nous incombe-t-il pas
cependant une responsabilité éthique
particulière face aux pouvoirs nouveaux
qui nous sont ainsi conférés : l’usage
sans les précautions d’usage est
aveugle, et tout ce qui est ou sera
techniquement réalisable n’est pas
forcément souhaitable ni pertinent,
comme nous l’enseignent l’antique vertu
de prudence ou encore le moderne
principe de précaution. Quelles sont par
ailleurs les implications des
biotechnologies sur la façon que nous
avons de concevoir notre identité
humaine personnelle et collective ?
Finalement, le développement de nouveaux
usages du vivant nous force à nous
interroger sur la possibilité d’inventer
de nouvelles manières d’être sans y
perdre notre âme : Comment voulons-nous
vivre, être nous-mêmes, être ensemble et
être au monde ?
Toutes les conférences se
tiendront au Palais Universitaire, salle
Louis Pasteur, sauf les deux table
rondes, qui se dérouleront à la
Librairie Kléber.
Entrée
libre dans la limite des places
disponibles
Contact :
information@parlement-des-philosophes.org
catherine.allamelraffin@gersulp.u-strasbg.fr
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Arguments
des tables rondes
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