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Georges
Bataille a voulu érotiser le savoir
et connaître l'érotisme. Le savoir porte chez
lui la marque d'un désir transgressant les
interdits. D'où une hétérogénéité des champs que
sa pensée recouvre (ethnologie, politique,
économie, littérature, philosophie, art). Cette
hétérogénéité entame les limites de chaque
savoir et met au jour le « refoulé » séparant un
champ de lui-même : le « sacré », la « part
maudite », le « Mal », l'« impossible », l'«
informe », autant de synonymes désignant le
désir qui joue en l'homme. A la fois sinueuse et
tranchée, insistante et arrivant là où on ne l'attend
pas, la pensée de Bataille invite à une rigueur
attentive et à accéder à la liberté du désir.
"En toute réalité accessible, en chaque être,
il faut chercher le lieu sacrificiel, la
blessure. Un être n'est touché qu'au point où il
succombe, une femme sous la robe, un dieu à la
gorge de l'animal du sacrifice."
Georges Bataille, Le coupable.
Projection :
Georges Bataille (André
S. Labarthe)
jeudi 6 mai, 19 heures, Aubette
Film d’André S. Labarthe. Avec Vidéo Les Beaux
Jours.
Lecture :
Les voix du désir
jeudi 6 mai, 20 heures, Aubette
Lecture par Alice Le Strat et Grégoire
Tachnakian d’extraits de Le Bleu du ciel, Madame
Edwarda, L'Impossible.
Conférences :
Le style et la prose du
monde
vendredi 7 mai, 9 h 30, Aubette
par Marie-Christine Lala
Poésie et communauté
vendredi 7 mai, 10 h 45, Aubette
par Sylvain Santi
L’humour chez Bataille
vendredi 7 mai, 14 h 30, Aubette
par Sandrine Israel-Jost
Histoire d’une page
vendredi 7 mai, 15 h 45, Aubette
par Joseph Cohen |