[Actualités]
 

Activités du Parlement des philosophes :
 

   janvier - mai 2008     
Groupe de lecture "Résister au présent"
La tâche que, d’emblée, nous nous sommes assignés consiste à créer un espace de résistance. Avec, de surcroît, pour seul garde-fou devant l’immensité du problème, qu’au demeurant nous situons sur le seuil du politique, un conditionnement sur un mode binaire : se garder de la nostalgie, fût-elle seulement le sublime proto-évènement à quelque existentialisme ou scepticisme subséquent ; et ne pas céder, ou tout du moins, se méfier de toute «pensée» ou «valeur» dite universelle. Et encore, ces conditions ne sont que pré-détermination méthodique ; tout reste à déterminer. Si, à l’unanimité, nous avons la vague impression qu’une résistance est à mener, nous n’en comprenons bien nous-même ni la genèse, ni la pertinence. Mais qu’est-ce au juste, que résister ? Et qu’entendre par résistance ? [...]

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   octobre 2008     
Colloque "Les usages du vivant"
Les biotechnologies, terme par lequel on désigne l’ensemble des techniques utilisant les connaissances scientifiques en biologie moléculaire et en génomique à des fins industrielles ou thérapeutiques, ont connu un formidable essor ces dernières décennies. Alors que la biologie était une science d’observation et d’expérimentation, elle fonde aujourd’hui une ingénierie du vivant qui modifie apparemment notre rapport à la nature. Les organismes génétiquement modifiés ou la fécondation in vitro et le diagnostic préimplantatoire semblent nous donner un pouvoir accru sur les êtres vivants et réaliser le fameux mot d’ordre cartésien si souvent cité : les biotechnologies nous auraient rendu « comme maîtres et possesseurs de la nature », une nature qui est ici à prendre dans un sens large, car il s’agit tout aussi bien de la nature en tant que biosphère et milieu écologique environnant, que de la nature en tant que caractérisation de ce qui fait l’essence de notre propre humanité d’êtres vivants et pensants. [...]

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   15 novembre 2008     
Journée d'étude "Langue allemande et tradition philosophique"
Il's'agira de s'interroger sur l'identification dans la tradition philosophique allemande de deux tendances presque opposées face à la relation avec la langue maternelle. L'une qui tend à célébrer la langue allemande comme une langue privilégiée; l’autre qui polémique contre cette autocélébration. L'on propose quatre axes classiques de réflexion qui n’ont pas la prétention d’être les plus importants, ni les plus intéressants ; l’analyse d’autres auteurs comme Herder, Schleiermacher, Schelling, ou Nietzsche (mais l’on pourrait en mentionner bien d’autres) pourrait se révéler plus intéressante dans ce contexte. 1) Fichte : l’allemand comme langue vivante par excellence ; 2) Schopenhauer : La critique de la rhétorique idéaliste ; 3) Heidegger : l’allemand comme langue philosophique par excellence ; 4) Adorno : l’amour vigilant vers la langue maternelle. [...]

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   automne 2008     
Journée d'étude "L'éthique du refus"
Si dans le mot « éthique » on se propose de penser ce qui excède la stricte énonciation d'une « morale » déterminant négativement l'action, jugeant toujours à priori des valeurs où le sens se trouve figé d'un côté ou de l'autre d'une limite à ne pas dépasser, alors l'éthique se trouve indissociable de la formule de Nietzsche - « par delà le Bien et le Mal » - dont il reste à énoncer non seulement les conséquences mais bien aussi l'exigence, celle, précisément, qui échappe à toute fixation possible. On appellera « éthique du refus » cette injonction à penser et à agir à partir de ce qui se soustrait à toutes formes visant à hypostasier le sens, à tous cadres normatifs, à partir donc de ce qui se refuse à la loi d'une opération normative du sens. [...]

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Activités extérieures :
 

   décembre 2007     
Séminaire annuel "Interprétation et allégorie à l'époque médiévale"

Animé par Géraldine Roux. Les questions principales porteront surtout sur les méthodes d'interprétation des Textes : comment articuler la rationalité dite grecque à la sacralité des Textes, la question de la langue (homonymies du langage prophétique), la langue du poète et le concept du philosophe. Les questions seront travaillées sur deux niveaux : le Texte lui-même (les Textes des trois monothéismes) et la question de l'éducation par la langue à travers ses écarts, ses tensions ; et son interprétation à travers la tension entre littéralité et allégorie, la question de l'image et de "sa" rationalité.

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